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En Yrian Jaya, le terme « maro », qui réunit autant le pagne que l'étoffe battue en elle-même, ne semblait porté que par les femmes mariées, les hommes, les jeunes filles et les garçons allant tous nus. Cette constatation se retrouve dans les notes écrites par les différentes personnes ayant séjourné dans cette région, du milieu à la fin du 19ème siècle, où très peu rapportent la décoration de l'étoffe. Il semblerait que cette manière de décorer les maro soit plus due à une acculturation remontant au début du 20ème siècle, apportée par les voyageurs et résidents Européens, qu'à une coutume ancestrale.
Avec l'apparition des décors, les écorces plus soutenues en marron (ficus), ont pris le pas et ce sont généralisées. Si le battage reste l'apanage de la gente féminine, la décoration des étoffes revient aux hommes qui l'ont assimilé au travail de gravure qu'ils pratiquaient de façon séculaire sur les artefacts en bois.
Pour revenir à la matière de base de l'étoffe et à son mode de fabrication, il nous faut souligner que plusieurs sortes d'écorces furent utilisées par les femmes qui la confectionnaient. Les libers du mûrier à papier et de l'arbre à pain, beaucoup plus clairs que ceux du banian et du palétuvier, étaient principalement employés autrefois, sans apport de pigments minéraux.
Le terme UAROPO correspond aux représentations spirituelles qui ornent les tapa, en s’inspirant des diverses lueurs nocturnes qui viennent autant de la mer que de la terre, et dont les autochtones ont idéalisé les apparitions.

Dimensions : 1,04m x 0,78m. -  20ème siècle.

In Yrian Jaya and Sentani Lake, the “Maro”, which term describes both the loincloth and the beaten material itself, seen to be worn only by married women, with the men, young girls and boys all remaining naked. This fact is related in all the notes written by various people who visited the area from the middle to the end of the 19th century, when very few describe the decoration on the cloth. This style of “Maro” decoration was due more to acculturation occurring early in the 20th century, as reported by European residents and travellers, rather than to an ancestral custom.
With the appearance of motifs, more uniformly brown (ficus) barks became preferred and their popularity spread. While cloth beating remains a female preserve, bark cloth decoration is a female task that has been incorporated into the engraving work they had already been performing for centuries on wooden artefacts.
To come back to the cloth material and its making, it should be stressed that various types of bark were used by the women who prepared it. The bark of the paper mulberry tree and the breadfruit tree, much lighter in colour than the banyan and the mangrove trees, were the main barks used, without any mineral- based pigmentation.
The term UAROPO corresponds to the spiritual representations which decorate tapa, by being inspired by diverse night-lights which come so much sea as the bush, and the autochthons of which idealized the appearances.

Dimensions: 1,04m x 0,78m.  -  20th century.

Publié dans "ART d'OCEANIE / ART of OCEANIA"- Alain Brianchon - Footprint Pacifique – 2007.

Published in "ART of OCEANIA / ART of OCEANIA» - Alain Brianchon - Footprint Pacifique - on 2007.
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